Christian Lloveras le dit franchement : "je suis un autodidacte".

Tout en restant plus proche dans la tradition naïve des classiques, il représente des lieux qu'il a vus, des personnages qu'il a côtoyés, des souvenirs qui restent imprégnés en lui. Il aime les gens de ces villages de Catalogne ou de Provence qu'il a traversés et leurs activités perdues, emportées par un monde moderne de rentabilité auquel il refuse d'appartenir.

A ces thèmes nostalgiques, il ajoute sa propre poésie avec une finesse presque précieuse et une élégance raffinée, faisant de lui un talentueux artisan d'art.Il y a d'abord pour lui une réalité simple : celle de ses ancêtres dont il garde la mémoire, le jeu des enfants dans la neige, le travail des paysans au moment des récoltes, la peine des boeufs tirant des charrettes remplies d'herbe..."je préfère, dit-il, les charrues aux tracteurs, les sentiers perdus au macadam des autoroutes, et les petits hameaux aux grandes cités". Mais très vite à ces images du passé, il ajoute ses propres émerveillements et les divagations de ses rêves. La nature prend alors des élans surréalistes et les rêves leurs propres réalités.

Ce "surréaliste naïf, nostalgique du passé", tel qu il se définit lui-même, met tant de poésie dans ses oeuvres qu'elles appartiennent à un monde où il ferait bon vivre.

LIA KASPER


La peinture de Christian Lloveras traduit un mélange de féerie et d'émerveillement devant le spectacle de la vie. C'est l'éloge de la simplicité dans les labeurs de grande nature, le jeu des enfants patineurs, la poésie infinie de la neige et de l'hiver qui revient souvent dans ses toiles, avec cette chaleur nostalgique des veilles de Noël. La vie y est un cadeau qui se conjugue au fil des saisons. Signe d'une richesse intérieure, la palette de l'artiste est très colorée, sans jamais être criarde. Il travaille les gris ou les bleus profonds avec énormément de suavité.


Il n'oublie pas les ombres ou le délie des formes, qui évoquent le mouvement et l'animation de ces petits bonshommes. C'est plein de légèreté et ça vous déguste l'oeil sans difficulté.

J.L.  "L iNDEPENDANT DU MIDI


"La peinture de Christian Lloveras s'inscrit dans cette tradition qu'on appelle naïve. Ayant opté pour un style résolument classique, la douceur des coloris et l'ingéniosité des détails permettent à cet artiste d'émerger du lot avec brio.

Sa peinture s'attache à fixer des paysages de neige, des villages, lacs gelés, patineurs, corbeaux dans le ciel... une thématique qui n'est pas sans rappeler parfois les toiles de Bruegel, un peintre mythique dont l'artiste revendique une certaine influence, même inconsciente, et en tous les cas une inconditionnelle admiration.

De la peinture de cet artiste catalan se dégage, en propre, une sensation d'immobilité, de suspension dans le temps, fidèle à ce que produit l'hiver sur la nature.

D'autres toiles témoignent d'autres saisons, dont l'une évoque de manière idyllique un vieux Ceret, habité de cueilleurs de cerises et traverse d'un Tech ou passe un batelier, comme tout droit sorti des légendes germaniques. La part du rêve.

L'inspiration de l'artiste vogue aussi entre les vignes du Roussillon et les rêves d'un peintre amoureux de sa terre natale. Le charme, c'est surtout cette douceur méditerranéenne teintée d'un brin d'inquiétude. Mais derrière cette poésie se cache aussi un artiste aux doigts de virtuose, capable de donner aux moindres détails une finesse quasi précieuse, une technique irréprochable et une étonnante captation de la lumière grâce aux effets de clairs obscurs. Cet artiste qui aujourd'hui vit exclusivement de sa passion, mérite bien une mention particulière.

S.M.


Christian Lloveras, le catalan, aime son beau pays et nous le dit avec son pinceau très fin, très précieux. Il nous raconte les saisons, le labeur des champs, les joies de la glace et des jeux d'hiver, les longues caravanes des muletiers... La vie pour lui se déroule en féerie. Sous ses yeux amoureux de nature. Son travail des bleus et des bruns est subtil, suave. Il capte à l'infini les vibrations de la lumière, il nous adoucit l'ame, il nous restitue nos vraies racines.

JACQUELINE BRICARD